Un bonbon sur quatre albums
2006.03.08 • Musique
Ahhh… musique, quand tu nous tiens! Ça faisait longtemps que je n’avais pas rendu visite à mon disquaire préféré pour m’alimenter de la sorte. En somme, je me suis ramassé avec quatre albums : une compilation de l’étiquette de disque Where Are My Record? (Je t’aime), un album d’une formation montréalaise (Kiss Me Deadly), un album d’une formation vancouvéroise (Destroyer) et un album d’une formation torontoise (Metric, fondée à New York en 1998, mais par des canadiens). Ce dernier m’a complètement jeté à terre!
Ayant une confiance quasi aveugle en Raymond de chez Atom Heart quand vient le moment de me conseiller en matière de musique, j’ai acheté le premier album du désormais populaire groupe sans même l’avoir écouté. Inutile de vous répéter que l’album m’a complètement jeté à terre, mais je le répète quand même pour insister sur le fait que l’album m’a complètement jeté à terre. En résumé, j’aime ça…

Old world underground, where are you now?
sur iTunes Music Store
Old world underground, where are you now?
Ça commence raide, ça commence bien, ça commence simple. On invoque le titre de l’album, «Old world underground, where are you now?», dès l’ouverture de la première piste, I.O.U. (Est-ce que c’était la mode en 2003 de faire des phrases anglaises avec des lettres? Je ne m’en souviens plus!) Ça pourrait sembler maladroit, mais les paroles sont en quelque sorte cohérentes (dans cet univers que l’on nomme la poésie). La première chanson nous résume bien ce qui se pointe à l’horizon. Une guitare qui roule, une basse dominante par moment, une batterie qui sait se retenir et la voix de la chanteuse Emily Haines qui coule, tantôt sur elle-même, tantôt sur les notes d’un synthétiseur (ça, c’est le début de la deuxième toune, Hustle Rose).
Succexy, c’est LA toune pop. Celle qui m’est restée dans la tête une bonne partie de la journée, et ça c’est sans savoir l’impact qu’elle aura sur ma semaine. «Invasion So Suc Sex Xy (So Suc Sex Xy)» pendant des heures. J’ai beau avoir écrit pop, n’allez pas lire ici un synonyme de médiocrité; il n’en n’est rien! Combat Baby nous propose une intro électro (C’est quoi ce synthétiseur? Est-ce que j’hallucine Stereo Total?) pour nous glisser un beat swing très rock & roll, voir très rétro. Encore une fois, c’est si délicieux que mes tympans saignent. OUI, Y’A DU SANG!
Finalement, on coupe le plaisir avec ce que je qualifie de berceuse avec Calculation Theme. Certes une très belle berceuse, mais je n’arrive plus tout à coup à me souvenir de l’autre moitié de l’album. Peut-être que si nous étions à l’ère du vinyle, ce morceau constituerait une excellente fin de première face?
We Blanket! Comment aurais-je pu oublier cette chanson? Une autre pièce rock & roll qui swing, on dirait vraiment un twist. Elle précède un autre morceau plutôt tranquile, On a Slow Night, qui bien qu’intéressant, semble placé à un endroit inapproprié. Suivi de The List et Dead Disco (l’autre toune pop), cette dernière déplore d’ailleurs «All we get is dead disco, dead funk, dead rock & roll, remodeled. Everything has been done! La-la, la-la, la-la, la la la la…». Heureusement que ça vient d’un groupe qui maîtrise les genres musicaux. L’album clôture avec Love is a Place, une dernière ballade. J’avoue qu’avec trois pistes tranquilles, il n’aurait probablement pas été sage de les condenser à la fin de l’album. Compromis, compromis, compromis…
En gros, les pièces de cet album sont tellement clean, j’ai de la misère à croire qu’on a qualifié la formation comme faisait partie du mouvement indie rock. Peut-être suis-je borné au point de croire que les groupes indie rock doivent nécessairement sonner trash?
En conclusion, j’en conclus rien, débrouillez-vous!
• § •






