Trois projets + de la petite musique
2006.11.14 • Feeling, Musique
Natacha’s Recordings a organisé samedi dernier une soirée de musique mettant en vedette «les ambassadeurs de la planète Terre», soit The Shalabi Effect, Cian Éthrie et Le Peuplier de Simon. Au fait, j’ai pris tout plein de photos de l’événement alors allez voir ça en cliquant sur ce bout de phrase. Le tout se déroulait au Café Toc Toc.

Le Peuplier de Simon en action
Si vous n’avez pas la moindre idée à quoi peut ressembler le genre musical prédominant sur l’étiquette de disque Natacha’s Recordings, je vous invite à entendre les échantillons disponibles sur MySpace. Vous pouvez également vous inscrire à ma baladodiffusion, puisque l’épisode de cette semaine comprend une pièce du projet en question. Vous avez maintenant un exemple de ce qu’a semé le trio de Léon, Simon et Anne-Françoise, techniciens horticoles du Peuplier de Simon.
Après la longue pièce (au moins 20 minutes, mais j’étais hypnotisé par les sons alors j’ai peut-être perdu la notion du temps… pour leur part, Valérie et Amélie étaient quasiment en transe), Léon s’étire et prend soin de taper la main de Simon et d’Anne-Françoise, geste confirmant l’accomplissement d’un moment mémorable (surtout lorsque juxtaposé aux chaleureux applaudissements de la foule).

«J’pensais pas que ça s’faisait de même»
«Non on a transposé l’audio sur ces instruments pour les besoins du spectacle,» m’affirme Simon. En réalité, la majorité de la production sonore de ce genre de disque est produite sur ordinateur.
Pour sa part, le projet Cian Éthrie se décrit comme étant du data-folk, un mélange expérimental entre la musique acoustique, le pitchage d’un parapluie, de clés et d’un paquet de cigarettes. La représentation était très intime puisqu’elle n’était nullement amplifiée et se déroulait sur une scène à l’allure improvisée. Les musiciens ont suivi une méthode semblable à celle qui précéda, c’est-à-dire l’interprétation d’une longue pièce sans aucune réelle coupure.
Finalement, je me suis réconcilié avec la musique de Shalabi Effect, que j’avais perçu plus agressive lorsque Benoit me l’avait introduit 2 ans plus tôt. Le résultat allait en harmonie avec les deux autres projets, même si l’on pouvait distingué plus facilement les différents morceaux (surtout lorsqu’ils sont entrecoupés d’applaudissements). Bénéficiant d’instruments «ordinaires», d’une amplification et d’un soutien informatique, Shalabi Effect s’est présenté comme le clou de la soirée. Peut-être était-ce qui avait permis de rassembler autant de personnes?
Alors voilà, courte description d’un événement de ma fin de semaine. Et vous, qu’avez-vous fait de bon?
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