Les premières fois
2006.12.03 • Feeling, Musique
Ce soir, c’était la première fois que je me présentais au Divan Orange, la première fois que j’assistais à une prestation d’Omnikrom et la première fois que j’assistais à un spectacle de Numéro#.

D’abord et avant tout, l’endroit est charmant! Des divans, des tables basses, du brun, des rideaux quétaines, plafond industriel, murs qui transpirent, etc. La Boréale Blanche en fût est le détail qui est venu figer l’opinion positive que j’avais construit depuis mon arrivée. On peut décrire l’espace comme étant un restobar sans prétention, arborant une modeste scène permettant à n’importe quel groupe émergeant de s’y produire confortablement. Franchement, la soirée était bien partie…
Comme la plupart de ceux qui se tiennent au courant de la scène musicale québécoise, je connaissais bien le succès «Chewing-gum fraise» interprété par Numéro#. C’est cependant lors du lancement de la compilation Noise & Friendz du Nightlife Magazine s’étant déroulé jeudi dernier que j’ai appris la participation du groupe Omnikron, que je croyais jusqu’ici être un simple clan participant aux populaires événements iPod Battle. Eh bien non, ils font du rap – qu’on préfère appeler hip-hop en 2006 ndash; et considèrent que c’est «Mieux que d’la musique», moi je considère que ça ne vaut même pas la peine d’en parler!
Pour ce qui est du numéro principal, j’ai été satisfait d’entendre pour la première fois l’intégral de l’album L’idéologie des stars, qui est paru le mois dernier sous l’étiquette Saboteur Musique. Effectivement, mes oreilles étaient vierges des chansons de Numéro#, ma blonde s’étant procuré l’album aujourd’hui même (merci Valoup).
Si vous ne connaissez pas Numéro#, il s’agit d’un duo formé de Pierre Brube (le québécois maître du son) et Jérôme Recipon (le français maître chanteur). Leurs chansons sont prévisibles, fromagées et sans prétentions, ce qui ne signifie pas pour autant que la formation donne dans la facilité. Le duo a connu son ascension lors de la dernière année via MySpace, un moyen facile d’atteindre une certaine notoriété que plusieurs groupes québécois ignorent encore aujourd’hui. La meilleure façon de vous les faire découvrir est de vous faire écouter des extraits de l’album via le site officiel.
Mis à part sa première partie, le spectacle était à la hauteur de mes attentes. Jérôme a su entraîner la foule dans une progression électro pop qui s’est terminée par deux pièces inédites, mettant encore une fois en vedette la participation d’Omnikrom. Avec la chanson «C’est fini», le groupe prédit déjà son hasbeenisme prochain, faisant preuve d’un réalisme renversant compte tenu le marché auquel il s’adresse. Avant-gardiste?
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