Ça sert à rien d’en parler ici
2007.03.07 • Ailleurs, Feeling, Politique
Selon Marc Snyder, consultant spécialisé en communications corporatives, la blogunauté québécoise n’aura pas ou peu d’impact sur la campagne électorale actuelle. C’est la conclusion qu’il tire de son analyse pour le compte de l’émission Citoyen Numérique, diffusée sur les ondes de CIBL. Selon lui, le Québec n’est pas à l’heure des blogues, même si l’on en fait de plus en plus mention dans les médias, et que certaines chroniques de magazines culturels sont dédiées sur le sujet, avec entre autres un survol des sujets traités par les blogueurs québécois.
Comment peut-on oublier la sortie de Michel Vastel, claquant la porte du journal Le Soleil en pleine polémique concernant ses propos contre René Simard, suite à la sortie de sa biographie sur Nathalie Simard? Il est ainsi devenu «journaliste indépendant» et blogueur à temps plein pour le compte de l’Actualité.
La chronique a d’abord amorcé le sujet avec l’intervention récente du directeur général des élections sur sa position face à la diffusion d’information partisane sur internet. L’animateur et le collaborateur s’accordent pour dire que le DGE n’avait pas d’affaires à interférer dans la présente campagne et ses échos sur le web.
Je pense au contraire qu’il avait la responsabilité de traduire sa réflexion sur le sujet; n’avoir rien dit aurait fait preuve d’une insouciance inquiétante. Certes, il est peut-être 4 ans en retard, mais les élections provinciales n’ont lieu qu’un ou deux fois par décennie. Se prononcer sur la question de blogues partisans et de vidéo discriminant certains partis politiques en plein milieu de mandat aurait été complètement absurde! Le mot YouTube s’inscrit peu à peu dans le langage populaire, ce qui n’était pas encore le cas il y a à peine un an… L’intervention du DGE est donc justifiée.
Cependant, je partage l’avis du duo au sujet de l’inscription de quiconque voulant émettre une opinion politique à titre d’intervenant particulier, comme quoi cette démarche, de par ses frais (300$), n’a plus sa place en 2007. La montée du journalisme civique et l’accessibilité des outils facilitant la diffusion de contenu sur internet provoqueront dans le futur une perte de contrôle plus importante des institutions régissant les élections, autant au provincial qu’au fédéral. Une réforme s’impose, réforme qui sera probablement calquée sur celle qu’adopteront éventuellement certains pays européens, ou peut-être même nos voisins du sud.
Je vous invite donc à vous abonner à l’émission Citoyen Numérique, animée par Michel Dumais et disponible sous forme de baladodiffusion. Grosso modo, c’est un genre de TWiT québécois, moins centré sur l’informatique (on penche plutôt sur tout ce qui touche au web) et agrémenté d’une touche musicale.
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L’apparition de blogues ultras partisans, reflétant ou non mon opinion politique, provoque chez moi un certain malaise. Je ne parle pas d’un simple billet à saveur politique rédigé que l’on retrouve sur des blogues non spécialisés sur le sujet; je parle d’une démarche compulsive et organisée contre un parti visé, frôlant la propagande. Heureusement, l’absence totale de subtilité discrimine automatiquement ces rédacteurs et leur enlève toute forme de crédibilité. La présence de ces blogues ne m’inquiète donc pas autant que le malaise qu’ils me provoquent.
J’ai pris la décision il y a quelques mois de ne pas afficher mon opinion politique sur ce blogue. Pas que je sois indécis, mais je préfère laissé le lectorat vierge de toute influence politique que je pourrais exercer involontairement.
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