Allez voir ailleurs : Hippopocampe
2007.03.14 • Ailleurs, Blogues
Hippopocampe est le nom du blogue bilingue d’Eric Demay. Le projet a également à sa barre Jihef, décrit comme étant le chroniqueur de liens quotidiens, même si à l’heure où j’écris ses lignes, le rédacteur n’a même pas encore fait la moindre suggestion. Quotidien mon oeil!
Deux formats d’articles prédominent son carnet : des sidenotes et des billets classiques.
Les sidenotes sont démunis de titres. Constituant un seul paragraphe, débutant par un pied de mouche (¶), les sidenotes invitent généralement le lecteur à visiter un autre site. L’auteur laisse à sa discrétion le soin de fournir ou non une explication pour cette publicité gratuite. Ces billets se présentent généralement en rafales, regroupés en sujets disparates, peut-être pour apporter une balance visuelle équitable avec les autres formats d’articles.
Les billets classiques quant à eux sont typiques à ce que vous retrouvez n’importe où ailleurs, à l’exception peut-être du style d’écriture particulier à l’auteur. Ils traitent cependant de sujets beaucoup plus près de lui : anecdotes, pensées, événements. Si l’auteur choisit de vous dirigez sur un autre site par ce format, c’est généralement pour laisser place à de plus amples explications.

Page d’accueil du blogue en question
Sa mise en page est à la fois riche et minimale. Le texte est en retrait, laissant une bonne marge à gauche, permettant d’indiquer de l’information pertinente sur les sidenotes (ainsi qu’un moins que subtil rollover noir). Le texte n’est pas accompagné d’images superflues, comme l’on retrouve parfois chez ses concurrents. Quoi? Mettons qu’on fait comme si la blogunauté montréalaise était super concurrentielle…
J’aime :
- L’absence de catégories, de tags, de cochonneries… paisible;
- La tapisserie;
- Les couleurs neutres, les trois colonnes sur fond noir en pied de page;
- Le ton humoristique que l’on retrouve dans tout ce qui est écrit;
- Sa mise en page personnalisée, unique à son blogue;
- Il connaît le design et ça paraît.
Je n’aime pas :
- Impossible de feuilleter dans le passé; vous désirez voir ce qu’il a écrit auparavant? Amusez-vous dans ses archives;
- L’engin de recherche se retrouve aussi dans les archives. J’imagine qu’il cherche à justifier cette section;
- Il force les lecteurs à prévisualiser leur commentaire. Oui certains écrivent mal, mais on n’est pas tous des illettrés;
- Come on! On met une espace insécable avant les deux-points en français.
J’ai cru comprendre sur son blogue qu’il allait être présent vendredi au septième anniversaire de YULblog. J’vais tellement me faire casser la gueule…
Contexte de la série
J’amorce aujourd’hui une nouvelle série d’articles ayant tous un sujet commun : l’analyse de blogues québécois, autant au niveau du contenu qu’au niveau du design. Je m’inspire d’un billet rédigé par Marc Snyder, consultant spécialisé en communications corporatives, dans lequel il décrit bêtement ce qu’il aime et n’aime pas des nouveaux sites internet électoraux du PQ, de l’ADQ et du PLQ.
Contrairement à lui par contre, je préfère prendre le temps d’évaluer les blogues individuellement, plutôt que d’en faire une comparaison; la démarche ne s’illustrant pas dans un cadre bien défini, comme une campagne électorale. De plus, je n’ai pas déterminé le nombre de candidats, cette chronique pourrait donc bien s’étendre sur plusieurs mois…
Le prétexte derrière cette analyse est simple : je planifie une nouvelle mise en page pour ce blogue, et je souhaite étudier les tendances actuelles de ma blogunauté. Évidemment, j’invite quiconque à prendre autant mes éloges que mes critiques avec un gros grain de chlorure de calcium.
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