Le débat des chefs
2007.03.15 • Feeling, Politique, Télévision
Je n’ai pas l’intention d’évaluer le débat des chefs de mardi dernier, n’ayez crainte. Si vous êtes curieux de savoir ce que les autres blogueurs en pensent, utilisez Technorati ou Google (attention aux résultats en lien avec l’élection présidentielle française).
Non, mon billet porte surtout sur une affirmation que j’ai fait dans mon analyse de l’entrevue qu’a donné André Boisclair à l’émission Tout le monde en parle il y a deux semaines. Après avoir écouté attentivement le débat, je dois admettre que l’exercice aura probablement plus d’impact que je ne l’avais anticipé. J’ai personnellement trouvé ce débat beaucoup plus intéressant que le dernier…
Aucun gagnant, aucun perdant
Contrairement à la dernière fois, il n’existe aucun consensus décernant la victoire à un chef en particulier; plusieurs journalistes et analystes sont partagés entre Boisclair et Dumont, la population sondée quant à elle est déchirée entre Dumont et Charest. La marge d’erreur de ce sondage est si mince qu’il est impossible de prédire lequel des partis aura profité de ce débat.
Donc, pourquoi accorder autant d’importance à un match nul? Il est arrivé à quelques reprises dans le passé que la présomption d’un gouvernement minoritaire provincial à l’horizon pousse les indécis et les électeurs à l’opinion flexible vers leur parti par défaut. À mon avis, il est possible qu’après que les médias ai clairement souligné un match nul, que des intentions de vote pivotent. Reste à savoir si la performance de Jean Charest aujourd’hui à TLMEP (l’émission est normalement enregistrée les jeudis) aura un impact significatif sur l’opinion publique.
Nous avons tous un peu l’impression qu’un souverainiste est à la barre de l’émission québécoise la plus regardée les dimanches soirs. Si le public juge que la nature des questions de Lepage est sérieuse, la performance de l’actuel premier ministre du Québec aura beaucoup d’importance…
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