4. Tricot Machine : {Éponyme}
Vendredi, le 28 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Belle surprise que fut pour moi cette formation originaire de la Mauricie cette année. Je ne peux résumer leur musique sans mentionner l’évidente inspiration de Pierre F. Brault, compositeur québécois prolifique dans les années 70. C’est surtout le travail qu’il a fait pour Passe-Partout qui me vient en tête quand j’entends le premier album de Tricot Machine, et je ne suis pas le seul à avoir fait le parallèle…

Même si ce groupe ne fait pas l’unanimité (Benoit et Raymond ne voient pas le génie derrière leurs chansons), il se mérite la quatrième place de mon palmarès des meilleurs albums de 2007.
Catherine Leduc, la voix derrière la majorité des chansons, parvient à articuler ses mots d’une façon unique, qui donne l’impression d’un «français international» avant de lancer des anglicismes tels «shoot», «anyway» et «feel» ou le traditionnel «chu» au lieu de «je suis».
Matthieu et Daniel Beaumont signent les textes, qui sont géniaux, comme je l’ai laissé entendre plus haut. L’ensemble de l’album passe du pop à la balade, parfois même folk. Du bonbon pour les oreilles, si vous me permettez encore une fois cette expression…
J’ose croire que l’album plaira à tous, mais au risque de me répéter, j’ai été surpris d’entendre l’indifférence d’amis que je considère normalement très compatible avec mes goûts musicaux. Voilà, quatrième position!
Tricot Machine
Publié sous l’étiquette Grosse Boîte en 2007
• § •
5. Stars : In Our Bedroom After the War
Jeudi, le 27 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Stars, c’est le summum du pop canadien; un groupe à placer aux côtés de Metric et de Feist. Un parfait mélange de rock et d’electronica, enrobé dans une confiture à la cerise, mettant en vedette les voix d’Amy Millan (qui peut facilement être confondue avec celle d’Emily Haines) et de Torquil Campbell. Le mixte des genres est peut-être ce qui distingue Stars du peloton?

J’ai découvert la formation musicale par le biais de son étiquette de disque, Arts & Crafts, qu’elle partage justement avec Feist. Les extraits disponibles sur leur site était intéressants, mais c’est à la première écoute de l’album In Our Bedroom After the War que j’ai finalement craqué.
L’album offre un équilibre des genres soutenu par des paroles toujours intelligentes, une certaine maturité qui le démarque de la compétition. Les moments forts quant à moi sont The Night Starts Here, Take Me to the Riot et Midnight Crisis, mais l’ensemble n’est pas dénudé de ce qui caractérise un album pop; des chansons accrochantes qui colle aux tympans.
Un autre must-have, le genre d’album passe-partout que la majorité de vos amis devraient adorer. En cinquième position…
In Our Bedroom After the War
Stars
Publié sous l’étiquette Arts & Crafts en 2007
• § •
6. The Go! Team : Proof of Youth
Mercredi, le 26 Décembre 2007 • Feeling, Musique
La sixième position est réservée au retour d’un groupe que j’ai découvert sur une compilation de leur étiquette mère, Memphis Industries. Il s’agit de The Go! Team, une formation en provenance de Brighton en Grande-Bretagne, qui donne dans le lo-fi, le funk et les cris de ralliements sportifs. Difficile de faire suite au succès de Tunder, Lightning, Strike, mais avec Proof of Youth, The Go! Team surmonte le défi avec brio.

L’album est vraiment une continuité de son prédécesseur, ce que je considère une bonne chose, étant donné que je suis profondément biaisé et que je ne voudrais pas que ce groupe change pour rien au monde.
L’ensemble connaît cependant quelques ratés, par exemple Flashlight Flight, où la présence d’un faux Tom Jones (interprété par le choriste invité Chuck D du groupe Public Enemy) que j’ai trouvé plutôt ordinaire.
Sinon, la pièce instrumentale Patricia’s Moving Picture clôture l’album de la même façon que le faisait Everyone’s a V.I.P. to Someone auparavant, il est donc difficile de ne pas considérer le tout comme une formule. Une formule qui marche…
En terminant, je ne suis pas un amateur d’hip-hop. À vrai dire, je déteste le genre. Je ne considère pas tellement le groupe comme contribuant à ce genre musical, mais certains ne pourront distinguer The Go! Team des autres groupes hip-hop. Est-ce à dire que je suis en mesure d’apprécier le genre, ou plutôt la preuve que The Go! Team représente beaucoup plus que le vulgaire cliché?
Proof of Youth
The Go! Team
Publié sous l’étiquette Secret City Records en 2007
• § •
7. Caribou : Andorra
Mardi, le 25 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Le nouvel album de Daniel V. Snaith commence aussi raide que cet article. La musique de Caribou, anciennement Manitoba, ne peut être appréciée que lorsque le volume est au maximum. Je l’ai compris après avoir vu le groupe en spectacle lors du dernier Pop Montréal; la mélodie est douce, mais les percussions sont intenses; elles doivent conserver la place qui leur est due.

Le chant de Snaith n’est pas sans rappeler de vieux succès des années 60; je n’arrive pas à mettre le doigt sur une comparaison précise, mais cette façon est plutôt singulière en 2007. Si vous êtes comme moi, et ne pouvez-vous empêcher de piocher sur tout ce qui se retrouve devant vous en écoutant de la musique où la batterie prédomine, vous risquez de vous retrouvez avec le tableau de bord de votre voiture en mauvais état après les premières écoutes; piochez avec modération.
Pour illustrer mon propos, je vous rappelle qu’il s’agit d’un groupe présentant 2 batteurs à l’avant-scène lors de ses prestations, c’est donc dire que les percussions tiennent un rôle capital dans la musique de Caribou.
Avec 4 différents prénoms de filles utilisées comme titres de chansons, le sujet amoureux est encore une fois la principale source d’inspiration. Mes pièces préférées sont Melody Day, Sandy et Sundialing. Septième position…
En résumé, Andorra est très psychédélique (surtout Irene), un peu mélancolique et la batterie prédomine sur la majorité des chansons.
Andorra
Caribou
Publié sous l’étiquette Merge Records en 2007
• § •
Ça s’en vient…
Lundi, le 24 Décembre 2007 • Blogues, Design
Patience mes petits, patience…

Le développement se déroule plutôt bien, je devrais bientôt être en mesure de fignoler une version pour Internet Explorer 6 question que les dinosaures suivent la vague, sinon le noyau est plutôt bien défini. Je me fixe donc comme échéance Janvier 2008.
Qui dit Janvier 2008 ne vaut pas dire le 1er du mois, soyez donc indulgent…
• § •
Vimeo en HD
Vendredi, le 21 Décembre 2007 • Ailleurs, Vidéo
Pendant que la qualité des vidéos de YouTube demeure inchangée, la compétition s’excite. Vimeo propose désormais des clips en haute définition, et en profite par la même occasion pour promouvoir les caméras Canon, un commanditaire de circonstances!
Exemple de contenu HD sur Vimeo
Si vous demandez à ma blonde, elle vous dira que j’insiste un petit peu trop sur le contenu HD lorsque vient le moment d’écouter la télévision. Maintenant qu’il est possible d’écouter des vidéos user submitted en haute définition, je vais favoriser ce portail. Évidemment, étant donné que sur ce blogue, l’affichage est plutôt restreint, je vous invite à cliquer sur le bouton Fullscreen pour profiter d’une résolution 720p (et d’ailleurs, mon prochain layout me permettra d’afficher plus large, c’est à suivre).
Je pense que 2008 sera l’année où les gens comme vous et moi n’auront plus besoin de réduire la résolution des vidéos avant de les téléverser sur les portails spécialisés. YouTube devra ajuster le tir tôt ou tard l’an prochain…
• § •
8. Navet Confit : LP22
Jeudi, le 20 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Paroles absurdes, pouvant rappeler Pavement ou Jean Leloup, excepté que contrairement à Leloup, Jean-Philippe Fréchette prend soin de chanter ses mots. Je viens de vous donner la première impression que pourrait vous donner l’album LP22 de Navet Confit.

Vous pouvez lire ici mes premières impressions rédigé suite au lancement de l’album.
Deuxième opus de son projet musical, nous ayant donné dans le passé les tubes Asphalte et Automne, LP22 est un beau risque que pouvait se permettre Navet Confit, étant donné qu’il est plutôt rare de voir des artistes indépendants sortir des albums doubles comme si de rien n’était.
Lorsqu’on prend pour acquis que l’auteur ne se prend pas au sérieux (ce serait plutôt difficile avec des titres comme Tu regardes toujours le générique jusqu’à la fin, Janvier (le mois) et Avec la conviction d’une adolescente défoncée) et qu’on prend le temps d’apprécier les mélodies, c’est vraiment délicieux sur le tympan. Si vous connaissez déjà l’artiste et n’étiez pas particulièrement impressionné, laissez-moi vous dire que cet album est beaucoup plus musical que son prédécesseur, LP1.
Bien sûr, un album double connait certain moment tranquile, les moments forts étant (outre les titres mentionnés ci-haut) La Poste, Tes bottes sont comme des tigres qui mangent tes jambes (version tellement meilleure que celle qui c’était retrouvé sur Noise & Friendz, la compilation de Nightlife Magazine) et Piscine = Piste de danse. Reste qu’une fois l’album apprivoisé, je considère que chacune des pièces est justifiable.
Mais bon, même si ce n’est pas un album qui s’apprivoise à toutes les oreilles, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un des albums québécois importants de l’année. Tantôt rock, tantôt folk, tantôt carrément psychédélique; Huitième position…
LP22
Navet Confit
Publié sous l’étiquette GSI Musique en 2007
• § •
9. Electrelane : No Shouts No Calls
Mardi, le 18 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Dès la première écoute, je savais que cet album allait être un de mes coups de coeur de l’année. Une suggestion de mon disquaire préféré, Electrelane, c’est une espèce de projet hybride entre le premier son de Stereolab et le post rock de Couch. Electrelane, c’est bon… ^_^

Bien que cet album ne contienne pas autant de pièces bonbons que The Reminder, No Shouts No Calls offre un son beaucoup plus constant. Si vous êtes comme moi, les pièces To The East et Tram 21 seront vous accrocher l’oreille.
Le groupe maîtrise parfaitement ses instruments, ce qui dresse le tableau pour de longues pièces se dévoilant de manière progressive, et construite à l’aide d’une variété d’instruments. On est définitivement loin de l’ensemble rock classique comprenant 2 guitares, une basse et une batterie.
Moins centré sur les paroles, plus centré sur l’harmonie, No Shouts No Calls est vraiment un album rafraîchissant, qui se démarque à mon avis de la compétition pour 2007. Si aimez le genre kraut / post rock, avez une affection pour les voix féminines et la musique multicouche, cet album vous donnera satisfaction.
Tout simple, tout court et sans temps mort ni pièce ennuyante, mon neuvième album pour l’an 2007…
No Shouts No Calls
Electrelane
Publié sous l’étiquette GSI Musique en 2007
• § •
La vitesse c’est cool
Mardi, le 18 Décembre 2007 • Ailleurs, Automobile
Voilà, je l’ai dit. Faire tout en son pouvoir pour essayer de démontrer que la vitesse «c’est dépassé» revient au même que de lancer son argent par les fenêtres.
C’est que la ministre des transports, Julie Boulet, a déposé hier un amendement à son projet de loi sur la sécurité routière, afin d’encadrer les messages publicitaires des constructeurs automobiles.
Évidemment, de récentes études ont démontrées que lorsque quelqu’un voyait la publicité «Tasse-toi mon oncle», mettant en vedette le frisé d’Occupation Double, la vitesse à laquelle le téléspectateur se mettait à rouler sur les autoroutes par la suite augmentait d’au moins 40%.1
Prochaine étape, les pubs de jeux vidéo mettant en vedettes des voitures virtuelles qui vont vite. Après quoi Transports Québec pourra forcer les développeurs à limiter la vitesse de ces bolides à 100 km/h. Joie…
En fait, ce n’est pas la vitesse qui tue. C’est l’imbécilité, le fait de ne pas être en mesure de réfléchir par nous même et d’assumer nos actes. Grâce à ce genre de mesure, le Gouvernement du Québec prend pour acquis que les conducteurs ne sont pas en mesure de différencier la fiction de la réalité, et par conséquent nous considère comme une bande de schizophrènes incapable de prendre la moindre décision…
Si au moins ça voulait dire l’élimination des fameuses campagnes de peurs, où l’on présente généralement la décapitation d’un jeune écervelé qui roulait à 110 km/h sur l’autoroute (wouhhhh, c’est quand même 10 km/h au dessus de la vitesse permise) à l’heure du souper, ça me permettrait de ne pas régurgiter dans ma cuisine.
• § •
10. Feist : The Reminder
Lundi, le 17 Décembre 2007 • Feeling, Musique
Pour reprendre à plus petite échelle les paroles dites par Sir George Martin au sujet du White Album des Beatles, je crois qu’il aurait été préférable de conserver les meilleures chansons de l’album The Reminder et produire un excellent maxi.
Si vous coupez littéralement les 4 dernières chansons, vous obtenez un disque d’une durée de 33:56 d’une qualité irréprochable, un album parfaitement balancé. Et selon ma façon de procéder afin de déterminer les positions de mon palmarès, cet album imaginaire remporterait la première position.

Tantôt folk, tantôt pop, le dernier poupon de Leslie Feist est très bien contrasté, une qualité que je recherche de manière compulsive lorsque je magasine musique. Autant on obtient le pop des succès que l’on peut entendre comme jingles dans les pubs télé, autant elle nous offre un folk qui donne envie d’apprendre par coeur, ne serait-ce que la chanson The Park, pour la jouer autour d’un feu de camp. Le sujet amoureux est le principal moteur de cet album, ce qui en fait un disque très féminin.
Plusieurs pièces se qualifient comme de futurs classiques du répertoire canadien de la musique pop, je pense entre autres à I Feel It All, Past In Present et 1 2 3 4. L’idée de commencé l’album par So Sorry, une chanson plutôt tranquille peut être surprenant à première écoute, mais on n’a pas de mal a croire qu’il existe une raison personnelle ayant motivé cette introduction.
L’écriture de Feist est très personnelle, et l’on comprend que lorsqu’elle écrit à la troisième personne, encore une fois c’est d’elle qu’il s’agit. C’est grâce à ce talent d’écrivaine qu’elle parvient à faire surpasser de loin ses chansons médiocres (franchement, la fin de l’album est pénible) de la merde radiophonique.
Par exemple, Brandy Alexander prend une éternité à installer sa mélodie complète. Intuition se présente de la même façon, Honey, Honey est musicalement intéressante, mais tellement longue et pénible. J’ai vraiment eu du mal à écouter ces dernières pièces au complet, je me suis forcé seulement pour rédiger cette critique en toute connaissance de cause.
Il serait facile de s’emballer rapidement en écoutant l’album afin de le classer comme meilleur album de l’année, c’est d’ailleurs un défaut chez moi que je cherche à éliminer. Cette fois c’est fait. Même s’il se présente à la 10e position de ce palmarès, The Reminder se doit d’être dans votre discothèque.
Il va sans dire qu’il se place tout de même devant une soixantaine d’autres que je me suis procuré en 2007…
The Reminder
Feist
Publié sous l’étiquette Arts & Crafts en 2007
• § •







