Le problème du français au Québec
2008.02.03 • Feeling
Cette phrase se présente désormais comme un pléonasme tellement on reproche aux jeunes québécois d’aujourd’hui de massacrer leur langue. J’ai même l’impression qu’elle présente un faux problème.

Véronique Cloutier, porte-parole des Rendez-vous de la Francophonie
C’est en écoutant l’entrevue de Véronique Cloutier, aujourd’hui porte-parole des Rendez-vous de la Francophonie, à l’émission Tout le monde en parle que j’ai accroché sur le sujet. Stéphane Dion, lors de sa brève intervention sur le sujet, a d’ailleurs rappelé que les parents de la génération X avaient dit la même chose de leurs enfants, qui pourtant s’en tire quand même très bien.
Pour ma part, j’ai toujours détesté mes cours de français au secondaire; pourtant, j’accorde une très grande importance à l’accord et l’utilisation des mots aujourd’hui. Je ne pense pas être un extra-terrestre. Ma moyenne de français à l’époque frisait à peine le 70%, quand aujourd’hui je déjoue plus souvent qu’à mon tour le correcteur Antidote. J’ai connu les babillards électroniques, donc le chat et les abréviations avant l’ascension de l’internet, et ma façon de m’exprimer ne s’est pas vue mutilée pour autant! À croire que l’être humain peut s’adapter selon les circonstances…
Je pense que l’acharnement pratiqué par mes profs de français y est pour beaucoup avec mon dédain premier pour l’importance que j’ai accordée à la langue. Ce fut la même chose pour l’histoire; je suis aujourd’hui beaucoup plus intéressé par les documentaires portant sur les grands événements passés que la série de dates que mes profs s’acharnaient à vouloir me faire apprendre par coeur. Qu’est-ce qui est le plus important à savoir, la chronologie et les motifs derrière les événements où la date précise à laquelle l’événement eut lieu?
Bref, si les jeunes aujourd’hui utilisent à profusion les acronymes pour gagner du temps, qui sommes-nous pour les juger?
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