Le problème avec les courriels
2008.02.28 • Ailleurs, Technologie
Les génies derrière l’élaboration du système de courriel, où ses origines remontent à 1965, ont malheureusement répété la même erreur que le système de téléphonie; n’importe qui parvient à obtenir votre numéro de téléphone peut vous harceler sans cesse, à moins que vous ne changiez de numéro.
Heureusement pour le courriel, sa longueur variable fait qu’il est peu probable, voire impossible de recevoir des communiqués indésirables provoqués par quelqu’un s’étant amusé à composer une combinaison de chiffres au hasard sur son combiné.
Par contre, le simple fait que l’on exige trop souvent le courriel afin de vous inscrire à un service en ligne ouvre la porte aux arnaqueurs, qui profite du fait qu’ils ont en leur possession une liste exhaustive d’adresse courriel fonctionnelle pour la revendre à un malautruit. Ces derniers connaissent évidemment d’autres astuces pour parvenir à leur fin, mais en général, le transfert de message électronique ne nécessite aucune validation.
Bien qu’il existe des filtres antipourriels, ces derniers doivent graduellement être mis à jour; sans compter que l’on doit vérifier occasionnellement pour s’assurer qu’un message important n’a pas été faussement accusé d’être indésirable.

Entre en jeu Facebook, et son ingénieux système de messagerie. Il est carrément impossible d’avoir des messages indésirables; ou du moins, dès que vous obtenez un message que vous considérez offensant, vous n’avez simplement qu’à briser la relation entre vous et l’individu en question, ou simplement bloquer la réception de message en provenance de ce dernier. Le système de handshake est tout simplement génial!
Par exemple, imaginez un stawker qui parvient à se hisser dans l’entourage de sa proie en se faisant passer pour quelqu’un d’intéressé par affaire à la personne ciblée. Celle-ci (la personne est une femme) lui remet sa carte d’affaires, croyant à tort qu’elle pourra profiter de ce nouveau contact éventuellement pour affaires. Une fois que vous découvrez que l’individu est malintentionné, il est trop tard pour reprendre votre carte. Avec un système de handshake, ce problème est facilement résoluble.
Si vous ajoutez à ce système une façon intuitive de garder le fil de la discussion, sans que personne n’ait à gérer les citations de l’autre, vous avez un outil évolué et puissant.
Jamais personne n’aurait pu simplement faire évoluer le courriel en offrant un service exigeant qu’autant d’individus s’y inscrivent. Facebook est parvenu à offrir l’alternative au courriel par la bande, puisqu’il se présentait d’abord comme un endroit offrant un moyen intéressant et différent de se divertir, de connecter avec des membres de la famille éloignés ou des anciens camarades de classe (oui j’ai dit camardes, un vrai russe).
Ce que je souhaite, c’est un Facebook plus open, puisque nous connaissons tous les déboires qu’à connu l’entreprise dernièrement. Il n’existe donc aucune garantie que la confidentialité des messages transmis par Facebook demeure intègre, ce qui m’empêche d’embrasser pleinement son système de messagerie comme unique moyen de communication écrite.
C’est un problème typique des systèmes centralisés; l’information privilégiée donne du pouvoir à l’hébergeur unique, tandis que les systèmes décentralisés augmentent le risque dont cette information soit relevée par un hébergeur malintentionné.
Je me retrouve donc dans une impasse. Il serait plus convenable à mon avis d’utiliser soit un système de cryptage, en s’assurant que le destinataire connaisse la procédure et le mot de passe pour décoder l’information, ou carrément rencontrer en personne son interlocuteur, ce qui n’est pas très pratique.
À quand le Mail 2.0, le Mail «évolué»?
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